La découverte des Alpes par Rodolphe Töpffer, l’inventeur de la bande-dessinée.

Lettrine A la lecture des Voyages en zigzag découvrez les pays du Mont-Blanc, avec pour guide un enseignant de l’Académie de Genève passé à la postérité.
De 1826 à 1844 Rodolphe Töpffer, un esprit curieux au savoir encyclopédique, compose au gré de ses expéditions ces écrits et dessins. Imprimés en fascicules, ils deviendront pour touristes et alpinistes de l’époque une référence.

Voyages en zigzag - Topffer

C’est à l’occasion de sorties scolaires organisées pour ses élèves que Töpffer saisit sur le vif tout le pittoresque de ces contrées méconnues du grand public. Il s’intéresse autant aux paysages qu’aux hommes, qu’ils soient « naturels », entendez locaux, touristes ou « spécifiques », terme par lequel il désigne les professionnels. Lire la suite

« Savoie », « Haute-Savoie » : petit voyage à travers l’histoire des guides touristiques

uelles que soient la destination ou la durée des vacances, les guides de voyage sont aujourd’hui presque incontournables. Ils font partie de notre quotidien et se sont développés avec le tourisme et le chemin de fer.

Rapide historique des guides de voyage :

Les ancêtres de nos guides étaient sur parchemins et destinés aux pèlerins allant à Rome, Jérusalem ou Compostelle.
Le premier grand guide imprimé date de 1552, il s’agit de « Le guide des chemins de France » de Charles Estienne.

De 1708 à 1850, en France, paraissent annuellement les livres de poste qui retracent les différentes routes et indiquent les relais de poste et leurs tarifs. Ils n’ont pas encore adopté la fonction actuelle des guides de voyage qui est de fournir tous les renseignements pratiques dont le voyageur a besoin. Toutefois, ils comportent généralement une carte ainsi que les itinéraires empruntables.

Le chemin de fer, qui connaît un développement important de 1848 à 1914, causera la fermeture des relais de poste, et donc la fin de ces livres. Cependant, les trains vont faciliter les déplacements et l’essor du tourisme. Ainsi de nombreux éditeurs profiteront de cette occasion pour donner au voyageur les informations qu’il recherche, vendant leurs guides directement dans les gares. Les premiers étaient les guides Bourdin, mais très vite, Hachette rachète ces titres pour créer les Bibliothèques des chemins de fer en 1853, prenant exemple sur les Anglais. Les premiers guichets proposant de la lecture aux passagers des trains sont ainsi créés. Cette collection prendra le nom de Guides Joanne en 1857, du nom du directeur de publication (Adolphe Joanne), et deviendra les fameux Guides Bleus à partir de 1919.

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Les grands éditeurs ne sont pas les seuls à produire des petits guides à destination des touristes. Les érudits locaux attachés à leur région d’origine ou d’adoption sont nombreux à publier des guides décrivant les paysages, les villes et l’histoire. En ce qui concerne la Savoie et la Haute-Savoie, Gabriel de Mortillet, archéologue et anthropologue français ayant essentiellement travaillé sur la Préhistoire, a publié plusieurs éditions d’un « Guide en Haute-Savoie » dans les années 1870. De même, Jules Philippe, né à Annecy en 1827, journaliste et historien, a écrit un ouvrage sur « Annecy et ses environs » en 1860. Le style d’écriture est toutefois plus littéraire que descriptif. Lire la suite

« Notice sur la découverte de cadavres après quarante et un ans de séjour dans la glace » – Edmond de Catelin (Stéphen d’Arve)

ne brochure très rare intitulée « Notice sur la découverte de cadavres après quarante et un ans de séjour dans la glace » se trouve dans nos fonds anciens.

Editée à Chamonix, en 1861, par le naturaliste Venance Payot, elle fait partie d’un ensemble d’ouvrages donnés à la bibliothèque d’Annecy par ce dernier. Lire la suite

« En cordée » – Sylvie Domenjoud

e fonds de conservation jeunesse a pour mission, entre autres, la conservation exhaustive de l’édition jeunesse sur le thème de la montagne.

En 2010, nous avons fait l’acquisition de plusieurs livres d’artistes liés à cette thématique.
L’un d’entre eux , présenté lors de l’apprenti bibliophile du 17 novembre dernier, est : En cordée, recueil de poèmes sur la montagne de Sylvie Domenjoud, illustré et édité par l’auteur.

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Sylvie Domenjoud parle d’elle-même en ces termes : Lire la suite

Les petits ramoneurs savoyards

« … c’est des marmottes, dit-on, que les Savoyards
ont appris à grimper pour ramoner les cheminées… »
M. De Buffon, in Histoire naturelle, générale et particulière – 1760

Dès le XVIIIème siècle, la Savoie entre dans l’imaginaire populaire avec le petit ramoneur. On dénombre alors quelques 80 000 émigrés savoyards en France. Les enfants sont recherchés pour des travaux qui nécessitent une petite taille et de l’agilité : eux seuls pouvaient se glisser dans les cheminées.


Images numérisées à partir des cartes postales conservées au Fonds Savoie

En plus du ramonage, les enfants sont également montreurs d’animaux vivants (de marmottes notamment) et chantent pour les passants.

Le terme « Savoyard » devient progressivement un nom commun, qui s’identifie à celui de ramoneur. Jusqu’à l’Annexion de 1860, les français ne connurent la Savoie qu’à travers ces troupes de petits travailleurs ambulants.


Article d’Isabelle – Fonds Savoie/Bibliothèque Bonlieu

Pour aller + loin : voyez cet article du Site des Archives des Pays de Savoie

« Le chemin de fer Annecy-Albertville »

armi les brochures conservées au fonds Savoie, vous pouvez trouver une notice qui retrace la construction, entre 1895 et 1901, de la ligne de chemin de fer Annecy-Albertville.

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Ce document de 39 pages, dont l’auteur « F….. » nous est inconnu, est intitulé Le chemin de fer Annecy-Albertville, sa construction. Il fut édité à Annecy, Imprimerie Joseph Dépollier et Cie, en 1901. C’est cette même année que la ligne achevée fut ouverte au trafic.

Elle desservait, entre Annecy et Albertville, les gares de SEVRIER, SAINT-JORIOZ, DUINGT, LATHUILE, DOUSSARD, GIEZ, FAVERGES, MARLENS, UGINE et MARTHOD. Lire la suite