La « Description de l’Égypte » : un monument de l’édition française

L'Egyptee 19 mai 1798,  Napoléon Bonaparte embarque à Toulon pour l’Égypte.
La Campagne d’Égypte est un désastre militaire qui aboutit en 1801 à la capitulation de l’armée française.
Cet échec militaire reste un événement considérable dans l’histoire des connaissances, puisque c’est la première fois qu’une expédition militaire est doublée d’une expédition scientifique.

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La mémoire du rhinocéros*

our réaliser cet article, je me suis intéressée à la représentation du rhinocéros dans les fonds patrimoniaux de la bibliothèque d’agglomération Bonlieu.

Au travers des collections, on réalise que cet animal est l’objet de nombreux textes et de gravures aussi variées que surprenantes.
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Pline l’ancien : Histoire naturelle, Paris : C. L. F. Panckoucke, 1829-1833.

Pline l’Ancien est le premier à décrire un rhinocéros, bien qu’il n’en ai jamais vu lui-même : il se base sur des récits de légionnaires, qui rapportent ce qu’ils ont entendu raconter. Dans le texte d’origine, Pline parle d’un animal à corne unique et frontale (qui donnera l’étymologie grecque « corne sur le nez »), qu’il qualifie de cruel, compliqué et stupide : « la tête comme un pourceau, le corps armé d’un cuir écaillé et très dur, comme celui du crocodile, ressemblant aux bardes d’un cheval guerrier ».

Dans l’édition que conserve la bibliothèque, l’auteur fait d’emblée référence aux jeux dans lesquels l’animal fut pour la première fois présenté au public, aux temps de Pompée, selon son estimation :

De fait, au début, l’animal est conduit dans les arènes pour des combats épiques qui tournent souvent au ridicule. Sous le règne d’Auguste, on le fait combattre contre un éléphant : le rhinocéros perd. Sous le règne de Domitien, un autre rhinocéros amené à Rome est conduit dans une arène pour combattre un ours : l’ours est tué par le rhinocéros. Lire la suite

Les gravures d’Alain Bar

diteur & graveur de livres sur le jazz et le sport depuis bientôt 40 ans, Alain Bar est un des rares artistes à concevoir, imprimer et diffuser lui-même ses ouvrages. Depuis les années 1970, pas moins de 47 livres ont vu le jour sous les enseignes « Ex-libris » & « Parole gravée », chacun tiré entre 33 et 99 exemplaires.


Dans le cadre du Rendez-vous du bibliophile de mars 2011, nous vous avons présenté les sept livres d’artistes auxquels a participé Alain Bar et qui sont conservés dans le fonds de bibliophilie contemporaine : Lire la suite