Crichhhh ! Crackkk ! Pffff ! Ooooooh ! : « Pop-ups » – David A. Carter

es pop-ups là ne vous vendront rien, ils ne s’ouvriront pas sur votre écran tels des fenêtres marketing.
Bien au contraire, ils vous révéleront d’étonnantes surprises, qui émerveilleront vos regards d’enfants.carter 3Les livres dits « pop-ups », sont la forme anglicisée des livres animés ou livres à systèmes.
Leurs pages contiennent des mécanismes développant en volume une structure ou mettant en mouvement certains éléments de la page.

Lorsque l’on ouvre l’un des Pop-ups de David A. Carter, c’est un feu d’artifice de couleurs et formes qui « explosent » à chaque page en un doux bruissement de papier qui glisse et qui crisse. Lire la suite

« Le poilu tel qu’il se parle » – Gaston Esnault

lettrine Dès le départ, la 1ère Guerre Mondiale n’est pas une guerre comme les autres.  La durée du conflit et le brassage de populations de toutes contrées et de toutes origines sociales va contribuer à l’émergence de ce qu’il convient d’appeler un « Parler Poilu ». Il apparaît dès les premiers mois du conflit : dessinateurs, chansonniers et lexicographes se sont employés à le relever.

Dans le cadre de l’exposition « 14-18 : une guerre, des images » présentée dans les bibliothèques d’Annecy jusqu’au 27 décembre 2014, la bibliothèque d’agglomération Bonlieu présente une édition originale (de 1919) d’un ouvrage singulier de Gaston Esnault, que l’on peut décrire comme « Le dico des poilus ».

le-poilu-tel-qu-il-se-parle« Ce livre désire être un tableau des jeux de la langue et de la pensée, des « sématismes »* en usage chez le combattant de la guerre actuelle …/… Si mon poilu est bien tel que tu le parles, tu le liras deux fois et tu t’apercevras de ses exactitudes et de ses manques …/… D’abord l’usage est inépuisable, soit qu’on veuille le mettre, océan, dans une coque de noix, soit parce que la guerre n’est pas terminée et qu’à son devenir correspond une genèse de langage incessante.
J’ai rassemblé ici, avec ce qui était caractéristique de la guerre, de quoi énoncer à peu près tous les actes de la vie courante, pourvu que cela ne traînât pas dans les dictionnaires connus. » Lire la suite

14-18 : une guerre, des images – Journées du patrimoine 2014

ans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, la bibliothèque d’agglomération Bonlieu et les bibliothèques municipales d’Annecy (Novel, La Prairie, Les Romains) ont monté une exposition évènement : « 14-18 : une guerre, des images. ».

La Grande Guerre est marquée par une utilisation sans précédent des « images » à la fois sur supports anciens, dessin, gravure, peinture, mais aussi en photographie, au cinéma ou sous la forme d’affiches (y compris de propagande). C’est une époque où les médias se multiplient et où la notion d’amateur se généralise.

Avec le soutien de la Communauté d’agglomération et de la Ville d’Annecy, nous avons souhaité éclairer ce conflit majeur du 20ème siècle à travers ce nouveau mode de communication qu’est alors la photographie à l’époque. L’objectif est de rendre compte du quotidien du soldat mais également de la vie civile à travers l’iconographie de l’époque. Lire la suite

« Voyages dans les Alpes » – promenade pittoresque dans l’œuvre d’Horace-Bénédict de Saussure

n décembre 2010, ma collègue Emmanuelle avait rédigé un article consacré à la reliure des 4 tomes du « Voyage dans les Alpes » de Saussure (Ed. en 1803, à Neufchâtel : chez Louis Fauche-Borel), conservés au fonds Savoie. Pour faire suite à sa présentation, j’ai décidé de vous offrir un petit aperçu du contenu de cet ouvrage et de ses autres matérialisations.

I. La maladie du Mont-Blanc.

Horace-Benedict de Saussure n’a qu’une vingtaine d’années lorsqu’il entreprend son premier voyage dans les Alpes. Dès lors il désire ardemment parvenir jusqu’au sommet du Mont-Blanc, encore inexploré. Cette idée fixe ne le laissera pas en paix : à chacun de ses séjours dans la région il se renseigne sur les tentatives et les expéditions menées durant son absence, et promet même une forte récompense à quiconque pourrait le conduire en ces hauts lieux.

Saussure commence à voyager dans les Alpes dès 1779 : le récit de ses diverses expériences et observations va donner corps à cet ouvrage de référence sur la montagne.

Lire la suite

Duc : relieur annécien

ui était ce relieur dénommé DUC dont la bibliothèque d’agglomération Bonlieu conserve des ouvrages qu’il a signé ?

Ancien ouvrier d’un atelier de reliure annécien, il s’est installé en mars 1888 au 1 rue de l’Évêché.

Marc Duc - relieur

Son installation est peut-être liée à un conflit avec son ancien employeur puisque ce dernier se sent obligé de faire un encart dans le même journal le 28 avril 1888 en mentionnant que, malgré le départ de son ouvrier, l’entreprise reste « organisée ». Lire la suite

La mémoire du rhinocéros*

our réaliser cet article, je me suis intéressée à la représentation du rhinocéros dans les fonds patrimoniaux de la bibliothèque d’agglomération Bonlieu.

Au travers des collections, on réalise que cet animal est l’objet de nombreux textes et de gravures aussi variées que surprenantes.
.

Pline l’ancien : Histoire naturelle, Paris : C. L. F. Panckoucke, 1829-1833.

Pline l’Ancien est le premier à décrire un rhinocéros, bien qu’il n’en ai jamais vu lui-même : il se base sur des récits de légionnaires, qui rapportent ce qu’ils ont entendu raconter. Dans le texte d’origine, Pline parle d’un animal à corne unique et frontale (qui donnera l’étymologie grecque « corne sur le nez »), qu’il qualifie de cruel, compliqué et stupide : « la tête comme un pourceau, le corps armé d’un cuir écaillé et très dur, comme celui du crocodile, ressemblant aux bardes d’un cheval guerrier ».

Dans l’édition que conserve la bibliothèque, l’auteur fait d’emblée référence aux jeux dans lesquels l’animal fut pour la première fois présenté au public, aux temps de Pompée, selon son estimation :

De fait, au début, l’animal est conduit dans les arènes pour des combats épiques qui tournent souvent au ridicule. Sous le règne d’Auguste, on le fait combattre contre un éléphant : le rhinocéros perd. Sous le règne de Domitien, un autre rhinocéros amené à Rome est conduit dans une arène pour combattre un ours : l’ours est tué par le rhinocéros. Lire la suite