« Les Femmes Galantes : scènes reconstituées par la photographie d’après nature »

LettrC-vignetteet ouvrage pourrait être l’ancêtre commun des romans-photos de la revue Nous deux et des planches d’effeuillages qui ont fait la réputation de certains magazines masculins. Sans nom d’auteur ni date (environ 1900 selon le site de la Bibliothèque nationale de France), il comporte de nombreuses reproductions photographiques in et hors texte en noir, monocolores et polychromes.

Les femmes galantes 1

Qualifié d’ « Histoire de France amoureuse » ce recueil, censé instruire et édifier le lecteur, est présenté comme un instrument de savoir et de morale… et pourtant l’auteur y expose avec gourmandise toutes sortes de dépravations, semblant se repaître de ce qu’il prétend dénoncer.

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« Récréations et passe-temps » – Henry-René d’Allemagne

4630 O3n peut définir le jeu comme une activité de loisirs d’ordre physique ou bien psychique, soumise à des règles conventionnelles, à laquelle on s’adonne pour se divertir, tirer du plaisir et de l’amusement.
La bibliothèque conserve 4 ouvrages du début du XXème siècle de Henry-René d’Allemagne consacrés aux jeux.

Récréations et passe-temps
Récréations et passe-temps
« Au jeu et au vin, l’homme devient coquin »

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La « Description de l’Égypte » : un monument de l’édition française

L'Egyptee 19 mai 1798,  Napoléon Bonaparte embarque à Toulon pour l’Égypte.
La Campagne d’Égypte est un désastre militaire qui aboutit en 1801 à la capitulation de l’armée française.
Cet échec militaire reste un événement considérable dans l’histoire des connaissances, puisque c’est la première fois qu’une expédition militaire est doublée d’une expédition scientifique.

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« Le poilu tel qu’il se parle » – Gaston Esnault

lettrine Dès le départ, la 1ère Guerre Mondiale n’est pas une guerre comme les autres.  La durée du conflit et le brassage de populations de toutes contrées et de toutes origines sociales va contribuer à l’émergence de ce qu’il convient d’appeler un « Parler Poilu ». Il apparaît dès les premiers mois du conflit : dessinateurs, chansonniers et lexicographes se sont employés à le relever.

Dans le cadre de l’exposition « 14-18 : une guerre, des images » présentée dans les bibliothèques d’Annecy jusqu’au 27 décembre 2014, la bibliothèque d’agglomération Bonlieu présente une édition originale (de 1919) d’un ouvrage singulier de Gaston Esnault, que l’on peut décrire comme « Le dico des poilus ».

le-poilu-tel-qu-il-se-parle« Ce livre désire être un tableau des jeux de la langue et de la pensée, des « sématismes »* en usage chez le combattant de la guerre actuelle …/… Si mon poilu est bien tel que tu le parles, tu le liras deux fois et tu t’apercevras de ses exactitudes et de ses manques …/… D’abord l’usage est inépuisable, soit qu’on veuille le mettre, océan, dans une coque de noix, soit parce que la guerre n’est pas terminée et qu’à son devenir correspond une genèse de langage incessante.
J’ai rassemblé ici, avec ce qui était caractéristique de la guerre, de quoi énoncer à peu près tous les actes de la vie courante, pourvu que cela ne traînât pas dans les dictionnaires connus. » Lire la suite

14-18 : une guerre, des images – Journées du patrimoine 2014

ans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, la bibliothèque d’agglomération Bonlieu et les bibliothèques municipales d’Annecy (Novel, La Prairie, Les Romains) ont monté une exposition évènement : « 14-18 : une guerre, des images. ».

La Grande Guerre est marquée par une utilisation sans précédent des « images » à la fois sur supports anciens, dessin, gravure, peinture, mais aussi en photographie, au cinéma ou sous la forme d’affiches (y compris de propagande). C’est une époque où les médias se multiplient et où la notion d’amateur se généralise.

Avec le soutien de la Communauté d’agglomération et de la Ville d’Annecy, nous avons souhaité éclairer ce conflit majeur du 20ème siècle à travers ce nouveau mode de communication qu’est alors la photographie à l’époque. L’objectif est de rendre compte du quotidien du soldat mais également de la vie civile à travers l’iconographie de l’époque. Lire la suite

La mémoire du rhinocéros*

our réaliser cet article, je me suis intéressée à la représentation du rhinocéros dans les fonds patrimoniaux de la bibliothèque d’agglomération Bonlieu.

Au travers des collections, on réalise que cet animal est l’objet de nombreux textes et de gravures aussi variées que surprenantes.
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Pline l’ancien : Histoire naturelle, Paris : C. L. F. Panckoucke, 1829-1833.

Pline l’Ancien est le premier à décrire un rhinocéros, bien qu’il n’en ai jamais vu lui-même : il se base sur des récits de légionnaires, qui rapportent ce qu’ils ont entendu raconter. Dans le texte d’origine, Pline parle d’un animal à corne unique et frontale (qui donnera l’étymologie grecque « corne sur le nez »), qu’il qualifie de cruel, compliqué et stupide : « la tête comme un pourceau, le corps armé d’un cuir écaillé et très dur, comme celui du crocodile, ressemblant aux bardes d’un cheval guerrier ».

Dans l’édition que conserve la bibliothèque, l’auteur fait d’emblée référence aux jeux dans lesquels l’animal fut pour la première fois présenté au public, aux temps de Pompée, selon son estimation :

De fait, au début, l’animal est conduit dans les arènes pour des combats épiques qui tournent souvent au ridicule. Sous le règne d’Auguste, on le fait combattre contre un éléphant : le rhinocéros perd. Sous le règne de Domitien, un autre rhinocéros amené à Rome est conduit dans une arène pour combattre un ours : l’ours est tué par le rhinocéros. Lire la suite