« Je s’aime » – Fabrice Hyber

fin d’enrichir d’ouvrages exceptionnels la collection de livres d’artistes, la bibliothèque a acheté* en 2011 : « Je s’aime » de Fabrice Hyber (présenté au Rendez-vous du bibliophile du 17 juin 2011).

L’ouvrage est paru chez Bernard Chauveau et Le Néant éditeur dans la collection « rencontres d’atelier ». Le tirage est limité à 255 exemplaires comprenant : 200 exemplaires numérotés de 1 à 200, 20 exemplaires numérotés de 201 à 220 réservés à l’artiste, 10 exemplaires numérotés de I à X réservés à l’artiste, 20 exemplaires n° XI à XXX pour le tirage de tête, 3 exemplaires lettrés de A à C réservés aux éditeurs, 2 exemplaires hors commerce.

Notre exemplaire est un des tirages de tête, numéro XVII / XXX. C’est une édition originale enrichie d’une intervention unique de l’artiste sur feutre, signée. L’ensemble est présenté dans un luxueux coffret en bois imaginé par Fabrice Hyber et sur lequel est reporté le titre en sérigraphie

Artiste insaisissable, Fabrice Hyber n’a cessé de bousculer le monde de l’art avec ses « pofs » ( prototypes d’objets en fonctionnement), ses expositions inclassables transformant les musées en supermarché ou en salon de coiffure.

Au cœur de sa pratique se situe le concept de rhizome qui lui permet de convoquer mille références, d’imaginer mille solutions qu’il projette le plus souvent dans des dessins et aquarelles. Ensuite vient le temps des objets, le temps de la peinture et des dessins aussi. L’arborescence des activités de Fabrice Hyber est donc infinie, sans cesse ouverte, fonctionnant par hybridation, mutation, par glissement d’un domaine à l’autre, établissant des liens entre des formes variées, sans cesse connectées au social, au politique.

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« Je s’aime » fonctionne comme un jeu ouvert dont les règles sont sujettes à modification et interprétation. Pour la présente édition, Fabrice Hyber a choisi de donner à chacun le loisir de recomposer lui-même une peinture homéopathique. Soit en l’occurrence 112 dessins (20 x 20 cm) qui, comme autant de cartes à jouer, doivent se positionner sur un feutre (150 x 150 cm) imprimé recto verso et servant de tapis de jeu. Chaque joueur est ensuite libre de recomposer sa peinture, se servant des cartes comme autant de possibilités pour déborder le cadre du feutre, envahir les murs et contaminer les plafonds afin de construire une invitation au rêve et à l’imaginaire. Toujours fluctuante, « Je s’aime » est avant tout une formidable occasion de transformer chacun en artiste, en auteur libre d’une composition ouverte.

Toute l’œuvre de Fabrice Hyber peut être regardée comme une entreprise mettant en réseau des idées et des individus, des savoirs et des savoir-faire dont le dénominateur commun est l’humanisme entendu comme potentiel humain de transformation.

L’ouvrage peut être consulté sur rendez-vous. Renseignements à l’accueil de la bibliothèque.

Les références de l’ouvrage sont :

Je s’aime, F. Hyber, Fonds Bibliophilie contemporaine, cote : BC 81

Article de Frédérique – Patrimoine/Bibliothèque Bonlieu

* acheté avec l’aide du FRAB : Fonds régional d’acquisition pour les bibliothèques.

Pour aller + loin : Visitez le site de Fabrice Hyber.

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